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Vous avez dit : « ALLIANCE »  ?

"Faire silence"

 

 

"Faire silence" évoquerait-il la peur ? L'angoisse ? Le vide ? La mort ?
Le tête à tête avec soi même ? Etc ...

Ceci explique le besoin constant de bruits extérieurs :

Exemples : La radio / Les écouteurs dans les oreilles / Les jeux sur le portable / Se raconter par SMS / Des dialogues sur fond musical ... qui s'ajoutent au tapage intérieur de ses rancunes / de ses ambitions / de sa volonté de puissance ...

Pourtant, nous ne sommes pas sans savoir que le silence est la condition de la présence à soi et aux autres : il est nécessaire pour s'approprier un message, pour savourer d'être comblé ou encore pour partager une peine.

 

 

 

À la messe, il y a des temps de silence :

Exemples : Avant chaque oraison, le prêtre dit : « Prions le Seigneur » et il laisse un silence avant de dire l'oraison.

Le lecteur a soin de laisser un silence après la proclamation de la Parole, avant de dire : "Parole du Seigneur".

Après l'homélie et après la communion, il laisse un plus long silence ainsi que pendant la prière universelle : des petits silences s'intercalent entre les intentions et le refrain.

Les choristes, chantres, musiciens disent que les silences font parties de la musique, de la prière chantée. Ces silences ouvrent au recueillement et contribuent à la communion des personnes.

Et nous voyons l'intérêt de ces silences plus ou moins longs donnant une respiration au déroulement et empêchant le rythme de devenir essoufflant ; d'autres permettent de passer sans hâte d'une séquence à une autre.

 

 

 

Le silence habité / préparé apporte un calme, un repos de tout l'être et instaure une paix intérieure, ouvre à la prière, à la rencontre avec Dieu et instaure une paix communautaire.

Le silence de toute une assemblée porte à la prière, à l'Alliance avec Dieu, notre Père à tous.

Nous savons par expérience que la vraie prière libère le cour. Prier demande un effort d'abandon dans la confiance. Quand surgit la peur, la violence, il est bon de laisser monter en nous la prière du "Notre Père", des phrases de psaumes qui nous habitent, comme « Le Seigneur est mon berger ... », la prière à Marie, à l'Esprit Saint ...

Grâce à la prière quotidienne silencieuse et communautaire, nous nous donnons les moyens d'établir le silence en nous, autour de nous, qui nous procure du recul, de la sagesse avec et dans nos moyens de communication numérique actuelle.

Communiquer dans et avec notre monde d'aujourd'hui donne de faire Alliance avec nos contemporains.

 

 

1. Les animateurs des célébrations réfléchissent sur les silences qui permettent l'appropriation des paroles et des gestes. Ils en viennent à s'interroger sur le « tempo » : n'est-ce pas trop lent ? Trop rapide ?

2. Le silence vient :
............ s'il est précédé d'une phrase prononcée, pas trop fort et assez ............ lentement ...
............ s'il s'accompagne de l'immobilité de tous ...
............ si les personnes qui sont au vue de l'assemblée manifestent qu'elles sont ............ en dialogue avec Dieu.
............ (Ces personnes qui sont dans le choeur évitent de chercher des papiers ..............pendant le silence.)

3. Un lecteur évitera de s'enfuir à la dernière syllabe de sa lecture ... Il restera quelques secondes pour montrer que la Parole trouve un écho en lui.

Un responsable du chant qui replie ses partitions et s'éloigne rapidement ne conduit pas au silence, comme celui qui se retire en portant le trésor du chant.

Un prêtre qui après la communion purifie le calice et met en mouvement les servants d'autel n'introduit pas le silence, comme celui qui va s'asseoir avec recueillement, se réservant de purifier le calice ultérieurement.

Un acte vrai naît du silence et conduit au silence.

 

 

 


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