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Événements >> Formation >> Formation liturgique : Vous avez dit ... Alliance ? >>Gestuer

 

 

Vous avez dit : « ALLIANCE »  ?

 

"Gestuer"

 

Nous communiquons par la parole mais aussi par les gestes : des signes du regard, des mimiques du visage, des expressions des mains. Le corps est un langage ; il s'adresse aux sens et porte des significations morales ou spirituelles.

Quand l'huissier dit : « la Cour », toute la salle d'audience se lève : respect.
Quand l'adulte s'adresse à un petit enfant, il s'accroupit et se penche, pas seulement pour des raisons « fonctionnelles » (réduire la hauteur) mais pour marquer qu'il renonce à dominer.

Tendre les mains exprime un désir de recevoir, de rencontrer, d'échanger.

Marcher indique le souhait d'être proche et la vocation à aller de l'avant.

Les expressions du corps authentifient la vérité des paroles : mon bonjour est vrai si je regarde la personne ; il ne l'est pas si mes yeux se portent ailleurs. De plus, le langage du corps provoque souvent l'imitation : une personne baille, d'autres baillent.

 

«  Le corps est un langage »

En communion avec les responsables de la « COP 21 » réunis à Paris du 30 novembre au 11 décembre, en ce temps de l'AVENT et à l'approche du 50ème anniversaire de la clôture du concile
laissons Jésus pleinement homme entrer dans nos vies ...
que tout notre être soit habité ... unifié ...
que nos gestes soient remplis d'humanité ... d'amour fraternel pour vivre l'alliance avec tous.

 

La liturgie est basée sur le  « sacramentel » : pour conduire à la connaissance des choses spirituelles, elle part de choses sensibles qui ont une fonction symbolique.

Parmi celles-ci, le corps est le symbole le plus parfait : il se trouve en situation de médiation entre la personne, l'assemblée et Dieu. 

En liturgie, les gestes ne sont pas seulement fonctionnels : on apporte le pain et le vin depuis l'assemblée non pour que le prêtre puisse les offrir, mais pour montrer que la vie de l'assemblée est offerte.

Les servants d'autel accompagnent de lumières la proclamation de l'Évangile non pour éclairer mais pour parler du Christ lumière.

L'essentiel à marquer, c'est Pâques : on s'agenouille et on s'incline pour faire sien l'abaissement du Christ... et on se tient debout pour faire sienne sa Résurrection.

(cf Philippiens 2)

 

Notons que l'Église a longtemps interdit qu'on se mette à genoux le dimanche, car c'est le jour où le Christ a ressuscité l'homme. Voir de précédents chapitres où les différentes postures ont été présentées à la réflexion.

Parfois on invite, notamment les enfants, à faire des gestes pendant une lecture.

Ceux qui font ces gestes ont d'abord écouté, goûté, savouré le texte.
Ils ne le miment pas, mais traduisent ce que la Parole fait naître en eux :

Éblouissement / attrait / plénitude / crainte ... selon les axes :
Haut / bas / avant / arrière / droite / gauche / intime / extérieur.

Si le geste naît de la Parole, il ne parasite pas l'écoute mais peut la favoriser. Mais ceci demande un grand travail préparatoire pour aboutir à une « si noble simplicité » que les gestes se fassent oublier pour laisser toute sa place à la Parole.

Si l'on n'est pas capable d'aboutir à cela, il est préférable de renoncer au projet au nom de la consigne selon laquelle il ne faut jamais faire deux choses en même temps.

On sait en effet que le déplacement d'une personne attire l'attention si fortement qu'elle supplante toute parole.

Il semble important de conclure par ceci : les gestes rituels sont des actes de type communautaire, des « instituants sociaux » et pas des expressions personnelles.

 

Voir "SNPLS"  Célébrer n°369

 

 


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