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Vous avez dit : « ALLIANCE »  ?

 

"Goûter"

 

"C'est bon !"

Bien sûr, le vocabulaire du goût est utilisé pour qualifier les mets et les friandises qui passent dans la bouche.

D'abord, on goûte en petite quantité pour tester : « Je goûte si c'est sucré. » … Mais, surtout, on goûte sans retenue quand on apprécie : « Goûtez moi ce vin ! »

 

Il est fréquent aussi que le vocabulaire du goût soit utilisé pour dire qu'on aime des réalités qui ne passent pas dans la bouche : 

« Je goûte les écrits de tel auteur … Je goûte telle musique … »

La personne éprouve un bienfait grâce à ses réalités : elle s'en trouve réjouie, apaisée, dilatée …


« Goûtez et voyez comme est bon le Seigneur ! »

La Bible s'exprime comme les hommes. Elle a recours au vocabulaire du goût pour qualifier ce qui fait du bien.

Quand le prophète Isaïe faisait cette invitation : « Mangez de bonnes choses, régalez-vous de viandes savoureuses. » (Isaïe 55 ,2), il désignait la saveur de la Parole de Dieu.

Lors des noces de Cana, le marié a facilement distingué le « bon vin » de l'Alliance Nouvelle et le « moins bon » de la première Alliance (Jean 2, 10).

Le psalmiste déclare que « Les décisions du Seigneur … sont plus savoureuses que le miel. » (Psaume 18,11). Il ajoute : « Goûtez et voyez : le Seigneur est bon. » (Psaume 33, 9).

 


La liturgie qui vise à rendre grâce à Dieu pour la bonté de son action, la Sagesse de sa Parole, la solidité de sa fidélité … met forcément en œuvre des réalités qui peuvent conduire au contentement, à la délectation …

Elle le fait sans le concours de musiciens professionnels, ni l'usage de vin de grand cru.

La liturgie trouve sa beauté dans « la noble simplicité » d'un pain qui sent bon le pain, même s'il est azyme et d'un vin qui a vraiment le goût du vin.

La noble simplicité, c'est la  « vérité humaine » des objets et des gestes.
La noble simplicité, c'est la propreté de l'église, intérieur et extérieur.
La noble simplicité est de préparer avec soin la qualité textes et musiques des chants, c'est donner le goût de faire vivre joyeusement la prière de tous, dans la diversité des charismes avec humilité.
La noble simplicité est de s'être imprégné de la Parole de Dieu avant de la proclamer aux fidèles : calme, rendue audible et priante, cette Parole permet d'être entendue ensemble en Église et donne le goût d'en vivre et le goût de revenir prier en communauté …

On goûte une liturgie quand on se rend compte que c'est Dieu qui agit dans la proclamation de la Parole, dans l'offrande des dons, dans l'énoncé des prières.

Si la validité de l'acte liturgique ne dépend pas de la qualité du vin, ni du goût de l'hostie, « la vérité du signe demande que la matière de la célébration eucharistique apparaisse vraiment comme une nourriture …

On veillera à ce que le vin n'aigrisse pas, à ce que le pain ne se gâte ni ne durcisse trop ... »

Le Sacrement des noces de l'Agneau (mystère délectable) les évoquera mieux si on boit un vin satisfaisant qu'un vin devenu aigre ; le sacrement du salut d'une humanité rassemblée par l'amour du Christ (mystère à savourer) évoquera mieux le salut s'il recourt à du pain (même azyme) de bonne saveur.

 

 

La PGMR (Présentation générale missel romain) recommande que « la matière de la célébration eucharistique apparaisse comme une nourriture » et pas comme un papier blanc. Quelle attention y portons-nous ?

Dans beaucoup d'églises, l'Eucharistie n'est pas fréquente. Quelle précaution prenons-nous pour que les hosties consacrées conservées au tabernacle ne perdent pas toute fraîcheur ? N'est-il pas indispensable de ne garder que les hosties qu'on est sûr de porter à des malades et d'emporter le surplus dans une autre église ?

Entre le moment où une bouteille de vin de messe est ouverte et le moment où elle est vide, il peut se passer des semaines, voir des mois. Dans les sacristies sans frigo, le vin devient aigre. Comment s'organiser pour que cela n'arrive pas ?

La communion sous les deux espèces est un ordre du Seigneur qui a dit : « Prenez, mangez et buvez.». Comment offrir plus fréquemment la possibilité de communier sous les deux espèces ?

 

"Goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !"

  Donnons et redonnons le goût de sortir de son lit
le dimanche matin
pour Joyeusement aller à l'église !

 

«  SNPLS - Magazine Célébrer n° 368 »

 

 


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