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Vous avez dit : « ALLIANCE »  ?

 

"Marcher"

 


Nous savons tous que l'apprentissage de la marche est une étape importante de la croissance de l'enfant ; s'y adjoint la joie de la rencontre :

« Viens vers moi », dit la maman. Plus tard, le mot "marche" sera pris au sens figuré ; le jeune devra trouver son chemin et l'éducation au courage lui apprendra qu'il doit « aller de l'avant », parce que « Celui qui n'avance pas, recule ».

La réalité de la marche est si importante qu'on l'applique même aux appareils : au lieu de dire qu'ils fonctionnent, on dit qu'ils sont en état de marche !

On l'applique aussi aux idées : certains en viennent à dire qu'une idée est juste si « ça marche ». S'ils n'y prenaient pas garde, ils arriveraient, à soutenir que, puisque ça marche, « la fin justifie les moyens » et la morale doit céder le pas à l'efficacité.

Individuellement, l'aptitude à marcher est une condition d'indépendance.

Hélas, les accidents nombreux privent beaucoup de personnes de l'usage de leurs jambes : leur autonomie s'en trouve douloureusement réduite.

Collectivement, les manifestations de protestation prennent la forme de marches  ; elles ont pour références la longue marche de Mao ou la marche du sel de Gandhi qui se sont montrées efficaces.


Les chrétiens perdraient beaucoup s'ils n'introduisaient pas dans leur liturgie cet élément humain très fort.

Nous ne sommes pas étonnés que la liturgie des descendants du peuple nomade de la Bible prévoie des marches.

À la messe, nous vivons la procession d'entrée / l'apport des offrandes / la procession de communion / la procession de sortie. 


Lors de la Veillée Pascale s'ajoute un déplacement suggestif : l'Église nous demande de marcher dans le noir, le cierge à la main, comme si le fait d'avoir la lumière du Christ nous réapprenait à « aller de l'avant » ; comme si la Résurrection nous remettait « en état de marche ».

Et puis, il s'agit de marcher ensemble à la rencontre du Seigneur « qui attire à lui tous les hommes » (Jean 12, 32).

Les déplacements liturgiques ne répondent pas à un arbitraire. La marche dit le statut du chrétien : en marchant vers l'église / puis vers la communion / vers la rencontre des frères, nous manifestons notre foi ; nous lui donnons une forme corporelle par laquelle nous en sommes le témoin pour les autres.

Nous disons sans mots que Dieu nous fait grandir, nous veut autonome, nous donne de n'être pas paralysé par des peurs....

Finalement, nous attestons qu'en allant à la rencontre du Père nous atteignons le but de notre humanité ; comme dit l'antienne : « Oui, je me lèverai et j'irai vers mon Père. » (Luc 15,18)

Et si la marche s'accompagne du crissement des semelles sur les dalles, le sens s'en trouve souligné, il serait dommage qu'une musique nous empêche d'entendre la profession de Foi du peuple qui marche vers son Dieu.

 

 

Depuis toujours, les humains marchent en quête de bonheur avec tous.

Voici ce que dit le pape François :

« Celui qui se met en chemin pour faire le bien, s'approche déjà de Dieu. »

Puis, les croyants « marchent » pour vivre en Alliance avec Dieu et l'humanité entière.

Pour cela, ils nourrissent de la Parole de Dieu / s'en imprègnent en la chantant /se mettent en marche à la suite du Christ comme les disciples d'Emmaüs. (Luc 24,13-35)

Voir aussi l'hymne de la liturgie des heures du Vendredi IV au soir : "Regarde où nous risquons d'aller ... Comment marcherions nous
vers toi ..."

Dieu le premier fait route avec chacun, c'est pourquoi les « croyants marcheurs  » le reconnaissent et chantent par exemple :

"Lumière des hommes, nous marchons vers toi ..."

"En marchant vers toi Seigneur ."

Psaume 114 : "Je marcherai en présence du Seigneur ."

Psaume 127 : "Heureux qui craint le Seigneur et marche en ses voies."

Psaume 100 : "Je marcherai d'un cour parfait avec ceux de ma maison."

Voir aussi l'hymne au commun des Apôtres dans la liturgie des heures :

« Façonnés par la parole du Seigneur....Jetez en nous le désir de Dieu et relancez notre marche ».

Etc ...

Autrement dit : «  Le croyant ne marche jamais seul. »

Il s'appuie sur la prière de l'Église / de Marie / et des Saints de tous les temps.

Il se laisse aimer par le Père, façonner par sa Parole et conduire par

l'Esprit-Saint.

Avec eux, il marche dans la Foi, la Confiance et l'Espérance.

Il entend l'appel « Lève toi et marche !  » ... (Matthieu 9,6).

 

 

 


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