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Vous avez dit : « ALLIANCE »  ?

 

"Il est grand le mystère de la Foi"

 

 

L'anamnèse :

D'emblée, chacun se souvient que «le mystère de la Foi » est énoncé à chaque Eucharistie au moment de l'Anamnèse. Rappelons qu'avec l'acclamation d'anamnèse, nous nous adressons au Christ et faisons mémoire de ses trois mystères : «  Nous proclamons ta mort ; nous célébrons ta résurrection ; nous attendons ta venue.»

Un chant tel que "Christ est venu" ne s'adresse pas au Christ et "Souviens-toi de Jésus Christ" pas davantage ; de plus il ne mentionne pas la venue du Seigneur. (D'après Chanter en Assemblée : « Guide Célébrer » n°13 page 67)

 

Les textes :

Le Missel Romain (pages 417 et 418) présente trois textes d'anamnèse. Il est nécessaire de s'y référer pour que le mystère de la Foi soit proclamé de manière unanime. Diverses mélodies portent ces textes : préférons celles qui valorisent les mots, qui sont connues de tous et évitons les musiques syncopées, sautillantes, afin que l'assemblée puisse répondre unanimement.

 

Les musiques :

Nous trouvons en plus dans "Chants notés de l'assemblée" -CNA 270 et 271 page 330-, deux textes d'acclamation d'anamnèse dialoguées sous une forme différente.

Ex : Ta mort Seigneur, nous la rappelons . : le célébrant l'entonne ou la chorale et l'assemblée s'associe par le chant de l'AMEN !

 

Le cour du credo

Ayant entendu « Proclamons le mystère de la foi », les fidèles ne cherchent pas quel est le mystère de la foi, ils chantent : «  Gloire à toi qui étais mort, Gloire à toi qui es vivant, notre Sauveur et notre Dieu ! Viens ! Seigneur Jésus ! »
Pour eux, la mort, la résurrection et la venue du Sauveur constituent le cour du Credo.
Il suffit de lire les prédications des apôtres qui annonçaient en premier lieu ce triple Mystère (cf. Actes des Apôtres 2,23-24 ; 3,15 ; 4,10 ; 5,30...).

 

La Présence

En chantant «  Gloire à toi », les fidèles reconnaissent, selon la profession de Foi de Thomas (Jean 20, 28) que «  notre Sauveur et notre Dieu » est présent. Et que, comme dit St-Paul, «  Christ est au milieu de nous, l'espérance de la Gloire.» (Colossiens 1,27).

Nous savons tous par expérience quotidienne qu'il ne suffit pas d'être proche d'une personne pour lui être présent, car pendant qu'elle parle, on peut-être dans « la lune ». Être présent, c'est se laisser toucher par ce qu'on entend et ce qu'on voit ; c'est être actif, en dialogue. Nous voyons la différence entre « être présent » et « faire acte de présence ». C'est pourquoi on parle de la présence réelle du Christ à la messe, parce qu'on reconnaît qu'il y est actif.

 

Le Christ présent dans la liturgie ?

Cette expérience spirituelle consiste à s'apercevoir que le Christ est actif :

1 - Dans le rassemblement : Dès que les fidèles sont rassemblés, nous entendons cette salutation : « Le Seigneur soit avec vous.»

Il y a un lien entre le rassemblement et la personne du Christ, car des personnes séparées par les différences d'âge, de profession, d'humeur, de centres d'intérêt. ne pourraient pas être ensemble si n'était pas actif Celui dont l'Amour l'emporte sur tout, celui qui réconcilie et ne fait pas de différences entre les hommes.

Le Rassemblement est le fruit de la présence du Christ, elle le signifie.

2 - Dans le prêtre : Il nous dit : « Le Seigneur soit avec vous. » et il manifeste la présence. 
En accueillant, il précise : « C'est le Christ qui préside à notre rassemblement »,
en commentant l'Écriture, il a dit : « C'est le Christ qui vous parle.» ;
avant de donner le pain, il révèle : « C'est le Christ qui vous sert à sa table. »

En tout ce que fait le prêtre, c'est le Christ qui agit : l'avons-nous reconnu ?

 

3 - Dans la Parole : juste avant la proclamation de l'Évangile, nous entendons encore : «  Le Seigneur soit avec vous. »

Effectivement, le Seigneur dit des paroles qui vont au cour, qui bousculent notre vie, y font la lumière et donnent de l'espérance. La bonne nouvelle est celle de la présence du Christ.

 

4 - Dans le pain et le vin consacrés : la prière eucharistique commence par :
« Le Seigneur soit avec vous. »

Le Christ, source de notre louange, nous donne de bénir Dieu dans son mystère d'amour.

D'ailleurs, en son centre, la prière se trouve à un tel sommet qu'elle laisse la parole au Christ : « Ceci est mon corps. » Le Christ est présent, actif.

 

 

 

1. Seul, ou en équipe, vous pourriez vous exprimer sur votre expérience spirituelle « d'être en présence du Christ. », grâce au rassemblement des fidèles, au service (ministère) du prêtre, à la proclamation de la Parole et enfin au pain et au vin consacrés et partagés.

 

2. Si le Seigneur est présent, l'Assemblée des fidèles doit être ouverte à « l'Autre ».
Elle se heurte au désir d'être « entre nous », à la volonté d'omettre ou de remplacer les paroles qui semblent inadaptées, à la prétention de maîtriser les effets spirituels de la liturgie.

Parlons de notre disposition à croire que c'est le Christ qui agit ; parlons de notre ouverture à son action (notre attitude de serviteur), cherchons si nous attirons l'attention sur nous ou si nous orientons vers lui.

 

3. Il ne suffit pas que le Christ soit présent, il faut encore que les fidèles soient présents.

Les équipes liturgiques s'interrogeront sur ce que font les acteurs pour être en présence du Christ et pour aider les fidèles à lui être présents.

S'appuient-ils sur la puissance symbolique de la Croix ? De l'Autel ?

Lorsqu'ils parlent au Christ, s'orientent-ils vers les signes de sa présence, comme on se tourne vers la personne à qui on parle ?

 

4. De même qu'on devient conscient de la présence du Christ dans l'Eucharistie par un cérémonial (inclination, génuflexion .), de même, on ne peut être conscient de la présence du Christ dans l'Assemblée et dans la Parole que grâce à un cérémonial.

Quel respect de l'Assemblée a-t-on quand on lui parle ?

Quand on l'invite à être la voix du Christ qui chante, évitons-nous de chanter dans le micro plus fort qu'elle ?...

Est-ce que notre manière de manipuler le Livre de la Parole suggère qu'Il renferme la Bonne Nouvelle ? Nous inclinons-nous devant l'Ambon ? L'Autel ?...

 


Dans la Constitution sur la Sainte liturgie, au paragraphe 7, le Concile Vatican II a enseigné que le Christ est présent sous plusieurs formes.

Beaucoup de textes ont repris cet enseignement. N'hésitons pas à les relire.

Si le Christ est présent dans la liturgie, nous nous tenons en sa présence.

Il y a donc une réelle nécessité à réfléchir à notre manière de Célébrer.

L'art de célébrer a fait l'objet de deux guides auxquels il est bon de se reporter, pour nourrir notre réflexion :

SNPLS, Art de Célébrer, tomes 1 et 2, Paris Ed du Cerf, CNPL 2003.

 


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