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Vous avez dit : « ALLIANCE »  ?

"Offrir"

 

 

Partage avec ton frère

 

Un des apprentissages de l'enfant est celui de l'offrande : « Partage avec ton frère tes bonbons, tes jouets. » Cet enseignement se poursuit par la découverte que toute relation est un échange pour vivre la fraternité, la solidarité, la rencontre .

Les cadeaux expriment de l'amour. Le Christ conduit à son terme cette éducation en montrant qu'il vaut mieux s'offrir (se mettre à disposition, payer de sa personne) que d'offrir des objets extérieurs à soi.

Ainsi, le Christ remplace le sacrifice des agneaux et des taureaux par son propre sacrifice. Pour qu'on apprenne que le vrai culte procède ainsi, il chasse du temple les animaux que les fidèles allaient offrir. Désormais, le Christ et ses disciples s'offriront eux-mêmes : « Mon corps livré ».

S'offrir, offrir rend heureux :
Ex : « Ça me fait plaisir de te l'offrir ... »

Nous voyons que l'acte liturgique a de profondes racines dans l'être humain.

 

Ce matin, la liturgie des heures offrait au monde entier cette hymne :

« Un jour nouveau commence, un jour reçu de toi, Père .
Émerveillés ensemble, émerveillés de toi, Père
nous n'avons pour seule offrande
que l'accueil de ton amour. »

La fête de Pentecôte nous offre de chanter d'un seul coeur avec et pour tous les humains la joie du don de l'Esprit, de la vie, du souffle ...

« Ouvrez vos cours au souffle de Dieu ...
Ouvrons nos cours au souffle de Dieu ...  
Offrez vos corps aux langues du Feu ...
Offrons nos corps aux langues du Feu ... »

 

Le chant est en effet le signe de l'allégresse du cour. (Ac 2,46)
Aussi Saint Augustin dit-il justement : « Chanter est le fait de celui qui aime. »PGMR n°19 (Présentation Générale du Missel Romain)

(Voir aussi article précédent n°3 Chanter)

 

 

Dès l'ouverture : nous sommes invités à nous marquer du signe de la croix.
Par ce geste, nous prenons conscience de Jésus qui donne sa vie sur la croix pour chacun d'entre nous, présents et absents.

Cet Amour Trinitaire est offert à tous, répondre à cet Amour est vivre pleinement en Alliance avec Le Père, le Fils et l'Esprit.

Pécheurs pardonnés, le prêtre se fait une joie d'appeler la miséricorde de Dieu pour tous en disant : « Que Dieu tout puissant vous fasse miséricorde et vous conduise à la vie éternelle. »

La vie éternelle offerte à tous, vrai cadeau pour tout homme ; avec vivacité, joyeusement, tous chantent en alternance la Gloire de Dieu.

Etc ... Nous le savons, toute l'Eucharistie est centrée sur l'offrande :

Offrande dans sa Parole
Offrande dans le Pain et le Vin

Saint Paul nous invite à vivre l'Alliance dans la pratique des offrandes. Voici ce qu'il dit :

« Parce qu'il n'y a qu'un seul Pain, nous formons un seul Corps
et avons part au même Pain. »
1 Co 10, 17

Cette Parole nous donne de mettre en valeur « un seul pain » en faisant arriver du fond de l'église ou du milieu de l'assemblée, une première personne portant la coupe des hosties, la seconde celle du vin puis suivent les quêteurs.

À voir la position élevée de leurs mains, nous comprenons que ces personnes ne faisaient pas une livraison mais une offrande.

Nous voyons le prêtre présenter les deux coupes pour les offrir à Dieu en reconnaissant que c'est Dieu qui les avait déjà offertes aux hommes. 

Puis, nous avons compris que l'acte d'offrande se poursuivait lorsque, plus tard, nous entendons le prêtre dire à propos du Christ « ... avant de s'offrir à toi pour notre libération » et à propos de l'assemblée « Nous t'offrons, Seigneur le pain de la vie et la coupe du salut. » 
S
ans oublier : « Il le donna à ses disciples en disant :  Prenez ... mon corps livré pour vous. »

Quant à la quête, voyant qu'elle était posée à proximité de l'autel, nous avons perçu que notre modeste don avait à voir avec la grande offrande faite à l'autel.

Décidément, toute l'Eucharistie est centrée sur l'offrande.

« Tu es béni ... toi qui nous donnes ce pain ... nous te le présentons ... »

Nous devinons que si Jésus a offert sa vie, la vraie pratique de la religion consiste à faire de sa vie une offrande (Romains 6, 13 ; 12, 1).

La liturgie eucharistique « met en scène » les offrandes que Dieu fait aux hommes et l'offrande que les hommes font à Dieu.

D'abord elle souligne que nous n'offrons que des biens que Dieu nous a d'abord donnés.

Souvenons-nous des paroles du prêtre : « Tu es béni toi qui nous donnes ce pain ... nous te le présentons . »

Ensuite, elle précise que le pain et le vin que les hommes offrent à Dieu, Dieu, en retour, les leur offre en nourriture de vie et de résurrection :

« Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel ; si quelqu'un mange de ce pain,
il vivra éternellement. »
(Jean 6 ,51).

Parce qu'on est dans une relation d'amour, on assiste à une escalade d'offrande.

 

Nous sommes vraiment unis à lui, en communion avec lui.

Nous voyons que, lorsqu'on offre ce que Dieu a offert, on rend grâce à Dieu (voir article 4)

Et si l'Église offre avant tout le don de Dieu -le Christ, nous avons beaucoup à offrir même les jours, où , comme le publicain nous avons les mains vides, n'ayant à offrir aucun effort, ni aucune vertu. Mais si nous joignons à l'offrande du Christ l'offrande de notre vie, de notre patience, de notre disponibilité ... nous sommes vraiment unis à lui, en communion avec lui.


La prière eucharistique n°3 exprime le lien entre l'offrande du Christ et celle de l'Église :

« Regarde, Seigneur, le sacrifice de ton Église et daigne y reconnaître celle de ton Fils. »
Saint Augustin emploie une expression équivalente :

« C'est votre symbole qui est sur l'autel. » (sermon 273)  : si nous payons de notre personne comme le Christ, nous sommes l'offrande associée à l'offrande du Christ.

En liturgie, les symboles parlent autant que les paroles

Le pain et le vin symbolisent « les fruits de la terre », le blé, la vigne -
« et le travail des hommes ». Nous ne pouvons dénombrer tous les métiers qui ont concouru à la vie et à l'équipement du céréalier, du boulanger, du transporteur ... ! Une vraie chaîne de solidarité !
Cela aussi est un don de Dieu : nous l'offrons selon l'expression du psaume 115 « Comment rendrai-je au Seigneur tout le bien qu'il m'a fait ? J'élèverai la coupe du salut. »

SNPLS, magazine célébrer n°365

 

 


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