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Vous avez dit : « ALLIANCE »  ?

 

Pour conclure

 

Notre série d'articles « Vous avez dit : ALLIANCE ? » s'achève par une
réflexion sur la formation liturgique.

 

 

Les approches de la liturgie sont diverses ; chacune a ses intérêts et ses limites. Elles sont sans doute complémentaires.
On peut partir des livres liturgiques -sans oublier leurs notes doctrinales et pastorales- et faire apparaître, à propos de chaque célébration, le projet de l'Église.

Puisque la liturgie est un héritage : « Je vous ai transmis ce que j'ai reçu de la tradition qui vient du Seigneur …» 1 Co 11, 23.

Recevoir les livres hérités n'est-ce pas faire Alliance avec ceux et celles qui les ont priés / travaillés en vue d'un bien, héritage commun ?

On peut partir du contenu théologique des textes et montrer comment le mystère pascal y est présenté, comment on prie le Père, par le Fils et dans l'Esprit, comment on fait mémoire ...

On peut revenir sur les paroles et les gestes de la célébration à la manière « mystagogique » : « Tu as vu le prêtre faire tel geste ... cela correspond à telle parole de l'Écriture ... Tu y reconnais le Dieu d'Alliance. »

 Il s'agit donc de lire la célébration à partir de son contenu de sacramentalité, son aptitude à suggérer, à signifier.

On peut partir de la symbolique, c'est à dire des symboles mis en œuvre. La formation vise à montrer comment, en liturgie, « Nous sommes façonnés par les attitudes corporelles, ce qui est vu / entendu / senti / goûté / prononcé (voir articles précédents ...) parce que nous le sommes dans la vie courante.»

Cette approche -c'est celle de notre série d'articles- fait partie de la réflexion sur la liturgie comme lieu d'expérience spirituelle.

 

 

La démarche pédagogique commence par mettre en évidence ce qu'on a vu / ce qu'on a entendu / ce qu'on a fait soi même ...
La liturgie est d'abord expérience des sens. Elle n'est pas une énième explication de la Foi qui demanderait une compréhension préalable, mais un jeu de sons, de lumières, de gestes ... Elle ne s'adresse pas à la seule intelligence, mais à toute la personne à travers son corps.

Le message de Dieu parvient par le canal des sens / des actes / des attitudes.
Il semble donc de bonne pédagogie d'aider à retrouver ce qu'on a vu / entendu / fait ; puis de permettre l'expression des questions que ces gestes ont pu susciter :

« Vous vous êtes demandé quels services ces gestes rendent à la Foi ? »

Accueillir le message de Dieu avec et dans son corps,
n'est-ce pas vivre l'Alliance ?

 

Certaines personnes trouvent que ce qui se fait à l'église est arbitraire et donc sot et injustifié. Il est par conséquent opportun de montrer que tout ce qui se fait à l'église se fait dans la vie courante. Parce que les chrétiens ne cessent pas d'être des hommes, leur liturgie a une base « anthropologique ».

Chanter / Rendre Grâce / Se Lever / Écouter / Faire Silence / Faire corps / Offrir ... toutes ces actions de l'homme célébrant sont justifiés par le fait que ce sont des actes d'homme, des actes qui humanisent et qui charpentent la société humaine.

Depuis Noël, nous disons que Dieu nous a parlé par son Fils, c'est à dire par le comportement humain de Jésus. Les comportements humains sont donc lourds de significations et ils sont capables de porter à la rencontre de Dieu. On ne perd pas son temps à les observer.

Épouser le comportement humain de Jésus, n'est-ce pas vivre l'Alliance ?

 

 

L'Église trouve dans les comportements humains le vocabulaire de sa rencontre avec Dieu.

La pédagogie mise en œuvre dans ces articles se poursuit donc « en accrochant » aux gestes humains la mémoire de différentes rencontres avec Dieu et l'interprétation que la Bible en a faite. En effet, des gestes humains se sont chargés de significations au cours d'événements ou de célébrations.

À propos de « Se Lever », on ne peut pas manquer d'évoquer un épisode de Résurrection ; à propos de « Faire Corps », on a intérêt à lire la comparaison du corps dans la première lettre aux Corinthiens. En montrant l'écho des actes liturgiques dans la Bible et la vie quotidienne de l'Église, on fait comprendre que Dieu fait Aujourd'hui ce qu'il a fait autrefois et que ces actes présents ont toute la richesse des actes anciens.

Accrocher au comportement humain la mémoire de la Foi,
n'est-ce pas vivre l'Alliance ?

 

La formation liturgique -comme la formation spirituelle- s'appuie beaucoup sur la relecture : « Qu'avons-nous vu / entendu / fait ? »

Pour les Pères de l'Église, « relire » les grandes célébrations constituait une « mystagogie », un chemin vers le mystère. Ils étaient donc convaincus que les fidèles allaient vers le mystère par ce qu'ils avaient vécus en célébration. Il en est de même maintenant.

La compréhension intellectuelle est indispensable et l'observance des règles a son importance, mais l'expérience spirituelle faite en célébration est la base de tout.

Les formateurs en liturgie ont donc à initier les fidèles à la qualité des gestes ; car c'est vrai en liturgie parce que c'est vrai dans la vie courante, un message est reçu si sa forme est belle et s'il « sonne juste » et il est refusé si sa forme est négligée et paraît n'être portée par aucune intention.

Du Corps de Chacun au Corps du Christ, n'est-ce pas vivre l'Alliance ?

En communion avec vous :
« Ami(e)s Lecteurs », bon courage et bonne continuation ...

d'après « SNPLS » - revue Célébrer n°373

Merci Anna pour ce travail de recherche et de transmission effectué pour nous ! Merci de ton partage !

 


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