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Textes sur l'Évangile de la Visitation

 

** Texte de Saint Ambroise


** Méditation : "Réjouis-toi, le Seigneur est en toi !"

Bénédicte Ducatel, Magnificat de mai 2013

 

Pousse des cris de joie, fille de Sion ! Comme elle va bien à Marie cette exhortation du prophète Sophonie ! (3, 14). N'a-t-elle pas reçu la visite de l'ange ? N'a-t-elle pas été couverte de la puissance du Très-Haut ? N'a-t-elle pas conçu en son sein l'auteur de la vie ? Le Seigneur est en toi. Marie, lui qui apporte le salut (cf. So 3, 17). Voilà bien les motifs d'une joie qui dépasse toutes les joies humaines.

Voilà bien les motifs d'une joie qui nous concerne. Nous venons de quitter le temps pascal, durant lequel nous avons ressourcé notre foi à son fondement même : le mystère pascal.
Après avoir fêté la Pentecôte, mémoire du don de l'Esprit qui nous habite depuis notre baptême, et la Sainte-Trinité, mémoire de la communion d'amour à laquelle nous sommes appelés, nous entrons dans le temps de l'ordinaire de la foi. Et l'ordinaire du chrétien consiste à partir en hâte, comme Marie, sur les chemins que lui indique l'Esprit pour faire connaître au monde le don de l'amour qu'il a reçu, chemins simples qui ne conduisent peut-être qu'au chevet d'une lointaine cousine, chemins de charité qui conduit assurément à devenir « serviteur du Seigneur » en épousant la joie, la peine, la souffrance, la persécution - peut-être - de ceux qui nous entourent.
Heureuse Marie, débordant d'allégresse devant Élisabeth !
Heureux chacun d'entre nous lorsque, devant un frère à servir, nous entendrons: «Comment m'est-il donné que vienne à moi celui qui porte le Christ ! » Alors nous chanterons : Magnificat !

 

** Homélie du Père Joseph-Marie

Visitation de la Vierge Marie

"Double rencontre : celle de deux femmes, Marie et Élisabeth, et celle de deux vies à venir, Jésus et Jean, que les femmes portent dans leur sein.
Rencontre des femmes, porteuses de vie, et des enfants, promesses de vie.
Rencontre entre deux alliances : l'ancienne qui retrouve une fécondité et une jeunesse inespérée à travers Élisabeth et Jean-Baptiste ; la nouvelle qui éclate de tous les bourgeons en Marie et l'Enfant de la promesse.
Si le précurseur s'inscrit dans la continuité des engendrements selon la chair, qui depuis Abraham portent l'espérance d'Israël, il n'en est pas de même pour le rejeton du rameau de Jessé : sa sève est divine et non pas terrestre ; c'est pourquoi Élisabeth le nomme « son Seigneur ».
Marie vient du Nord ; étonnant : traditionnellement ce ne sont pas des bonnes nouvelles qui déferlent de ce point cardinal, mais plutôt les ennemis du peuple élu qui le punissent pour ses infidélités. Si cet Enfant du ciel qui suscite la joie et la paix vient à nous par le chemin du Nord, serait-ce donc que le temps de la réprobation est terminé ? Que Dieu vient se réconcilier avec son peuple et mettre fin à ses malheurs ? « Voici le Dieu qui me sauve : j'ai confiance, je n'ai plus de crainte. Ma force et mon chant c'est le Seigneur : il est pour moi le salut » (Cantique Isaïe 12).
Marie apparaît dans ce récit comme la véritable arche d'Alliance. Avec Benoît XVI nous pouvons dire que son itinéraire trace celui de « la première procession eucharistique » de l'histoire (30 mai 2006). Son union avec son Fils dans l'oeuvre du salut est manifeste. Le Christ vient à la rencontre de l'humanité par le ministère de l'Immaculée, qui communie à sa hâte d'annoncer la Bonne Nouvelle du salut : « Qu'ils sont beaux les pieds de celle qui porte la nouvelle, qui annonce la paix, la joie, la délivrance, en celui qui repose sur son cour ».
Puisse l'Église tout entière se reconnaître en Notre-Dame de la Visitation, et se mettre en route rapidement vers ceux qui attendent l'accomplissement de leur espérance. Jésus est vivant en chacun de nous : si nous le laissons déployer en nous sa seigneurie d'amour, nul doute que bien des âmes se réveilleront de leur torpeur et tressailliront d'allégresse dans l'Esprit.
Il n'est pas de joie profonde et durable si ce n'est celle qui nous vient de l'Esprit. Or l'arrivée de Marie, la pleine de grâce, portant en elle la Source de toute grâce, suscite une exultation communicative. Telle devrait être notre joie à chaque Eucharistie, joie qui devrait spontanément trouver son expression dans le chant du Magnificat.
Avec le Saint-Père, demandons en ce dernier jour du mois de mai, la grâce d'imiter Marie, afin que notre âme, à l'unisson de la sienne, devienne de plus en plus eucharistique, de sorte que toute notre vie soit un Magnificat, une louange à notre Dieu.

« Que ton Église te magnifie, Seigneur, pour tant de merveilles ; comme Jean-Baptiste a tressailli d'allégresse en discernant le Christ avant sa naissance, qu'elle accueille avec joie dans l'Eucharistie ce même Christ toujours vivant » (Oraison sur les offrandes)."

Père Joseph-Marie

 


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