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Psaume 136

 

1. Au bord des fleuves de Babylone nous étions assis et nous pleurions,
nous souvenant de Sion ;
2. aux saules des alentours
nous avions pendu nos harpes. 

3. C'est là que nos vainqueurs nous demandèrent des chansons,
et nos bourreaux des airs joyeux :
" Chantez-nous, disaient-ils,
quelque chant de Sion. ".

4. Comment chanterions-nous un chant du Seigneur
sur une terre étrangère ?
5. Si je t'oublie Jérusalem,
que ma main droite m'oublie !

6. Je veux que ma langue s'attache à mon palais
si je perds ton souvenir,
si je n'élève Jérusalem
au sommet de ma joie.

Psaume prié le 4ème dimanche de Carême B

 

Ce psaume évoque le souvenir de la chute de Jérusalem et de l'exil à Babylone.

C'est un psaume de supplication :

Il était utilisé quand Israël célébrait l'anniversaire de la destruction de Jérusalem par les armées de Nabuchodonosor, en 587.

Jérémie nous relate ce drame : Temple incendié, maisons, murailles. (Jérémie 39,1-10)

Le Roi ne fut pas épargné non plus ... (Jérémie 39,6) Puis se fut la déportation de la population. Un exil qui dura plus de cinquante ans et pendant lequel Jérusalem resta un tas de ruines !

La prière d'Israël était une supplication ... pour que plus jamais cela ne se reproduise. On demandait à Dieu de « se souvenir ».

C'est dans ce contexte que ce psaume prit naissance.

 

 

Jésus a-t-il prié ce psaume ?

Sans aucun doute, mais à sa façon.

Jésus a prononcé des mots pleins de violence : « Celui qui entraînera la chute d'un seul de ces petits qui croient en moi, il est préférable pour lui qu'on lui accroche au cou une de ces meules que tournent les ânes, et qu'on l'engloutisse en pleine mer. » (Matthieu 18, 6)

« Si ta main ou ton pied t'entraîne au péché, coupe-le et jette-le loin de toi. Il vaut mieux pour toi entrer dans la vie éternelle manchot ou boiteux, que d'être jeté avec tes deux mains ou tes deux pieds dans le feu éternel. » (Matthieu 18,8)

Mais Jésus a dit aussi :

«  Eh bien moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent ... » (Matthieu 5,44)

« Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi. Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, à vous non plus votre Père ne pardonnera pas vos fautes. » (Matthieu 6,14-15)

Ses paroles ne sont pas contradictoires, même si elles sont difficiles à vivre.

Jésus a pleuré quand il a prédit la destruction de Jérusalem.

"Quand Jésus fut près de Jérusalem, en voyant la ville, il pleura sur elle ; il disait : « Si toi aussi, tu avais reconnu en ce jour ce qui peut te donner la paix ! Mais hélas, cela est resté caché à tes yeux. Oui, il arrivera pour toi des jours où tes ennemis viendront mettre le siège devant toi, t'encercleront et te presseront de tous côtés ; ils te jetteront à terre, toi et tes enfants qui sont chez toi, et ils ne laisseront pas chez toi pierre sur pierre, parce que tu n'as pas reconnu le moment où Dieu te visitait.»" (Luc 19,41-44)

 

Et nous !

N'oublions pas que le nom de « Babel » (Babylone) est le symbole même de la violence, de la domination, de l'oppression .

Tandis que le mot « Sion » est le nom de Jérusalem, c'est-à-dire ville de la paix, symbole même de la communion entre les hommes .

Dans notre monde d'aujourd'hui, il existe des babylones, contre Dieu et les hommes.

Ce psaume peut nous aider à prier et à agir pour que le mal soit extirpé de notre humanité, et d'abord, de notre propre cour.

N'oublions pas que la véritable Jérusalem c'est "celle d'en haut"

Nous somme des exilés, notre vraie patrie c'est le ciel.

Aujourd'hui, Satan cherche à faire miroiter les joies de la vie mondaine, les joies de la facilité, du pouvoir, des désirs de toutes sortes, et on n'hésite pas à tuer pour posséder ce que l'autre a.

Aujourd'hui, Satan cherche à faire oublier Dieu, à adopter les mentalités de notre monde si fascinant, beaucoup plus faciles à vivre que les paroles de Jésus !

Tentations permanentes et actuelles.

La grande tentation des juifs déportés, ce fut de s'accommoder de l'exil.
La grande tentation de l'homme d'aujourd'hui, c'est de s'installer ici-bas.

 

Prier ce psaume c'est faire nôtre la détresse, l'humiliation et la souffrance de tous les déportés qui se sentent déracinés en terre étrangère.

C'est faire nôtre, la souffrance de tous ceux qui vivent dans la précarité, de tous ceux que nous côtoyons chaque jour.

 

 


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